Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 12:30

Ce monde est vieux, sale, machiste. Pour le diriger, ils se désignent entre eux ; toujours la même coterie, la même famille, les mêmes prébendes pour les mêmes bandes. De pères spirituels en fils indignes, ils se refilent le témoin depuis des siècles. Ce qui avait le don, souvenez-vous, d'agacer ces dames qui nous promettaient qu'on allait voir ce qu'on allait voir. Nous-mêmes, pauvres males déboussolés par tant d'échecs masculins, en avions pris notre parti. Il fallait d'urgence féminiser la politique. Y injecter leur supplément d'âme, leur septième sens, leur vision adouçie des rapports de force. Jusque là, seules quelques broutilles avaient apaisé la rancoeur des demoiselles : Tonton avait ouvert le bal en nommant une femme à Matignon, symbole d'autant plus clinquant que les mecs aux alentours et sous ses ordres n'avaient rien négligé dans le torpillage de la jolie ; et puis il y eut la loi sur la parité, dont on connaît le résultat. La vraie révolution n'est arrivée qu'en novembre 2008, où deux femmes finissaient finalistes dans la course au poste de patron – patronne, pardon ! – du plus grand parti d'opposition. Outre qu'elle range désormais Benoît Hamon au rang de porte-parole de minorité malmenée, cette finale de femmes offre une bouffée d'air extraordinaire à la politique française. Si, si. Martine et Ségolène l'ont d'ailleurs prouvé, dès le résultat du vote des militants tombé. La première, sentant que le compteur cramait, s'est autoproclamée première secrétaire élue. Une bonne vieille méthode qui consiste à tirer le premier pour ne pas raccrocher le train par les wagons de l'arrière. La seconde a expédié ses lieutenants - rien que des hommes - baver sur les micros. Ils ont éructé dans tous les sens. Puis la diva est apparue elle-même, dénonçant les tricheries et jurant : « je ne me laisserai pas voler la victoire ». Une bonne vieille méthode qui consiste à distiller le doute pour déstabiliser l'adversaire et exciter la curiosité des médias (qui, comme chacun sait, adorent apaiser les vieilles querelles politiciennes). Le mal se conjugue bien au féminin. Au jeunisme aussi. Car ce sont les quadras-quinquas, Peillon-Valls d'un côté, Bartolone-Hammadi de l'autre, cette belle génération de jeunes pousses que le monde entier nous envie et que la France attend de pied ferme les bras ouverts, qui ont décoché les boules puantes.

Elles nous promettaient la lune, on n'a eu droit qu'à la paire de jumelles...

HV

Par vianney huguenot / julien cuny - Publié dans : petitechroniquedulundi
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Commentaires

La femme doit tout à l'homme. C'est bien connu...
Surtout le pire.

Commentaire n°1 posté par chacha le 09/12/2008 à 09h44

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