Partager l'article ! La 112/ Les aventures de Plouf-plouf (1): La 112/ Les aventures de Plouf-plouf (1) Plouf plouf, ce se ra toi qui se ra pre mi é se cré tai ...
Plouf plouf, ce se ra toi qui se ra pre mi é se cré tai ai ai ai aireu du pé é é es...
Ca, c'était le bon temps de la démocratie aventurière, avant que les morbaks blousés de la démocratie représentative n'inventent la démocratie participative pour continuer à nous coloniser les burnes. Et puis, comme la vie est dure et que la démocratie incessante avait créé sa propre clique de frustrés, on inventa la démocratie passagère, armée de ses sondages à tout-va et de ses conseils avisés des grands éditorialistes que mon dentier nous envie. Démocratie sondagière qui fait la gloire de toutes sortes de snobinards et héros de la mode. On ne jette plus du pain aux sans-culottes pour qu'ils daignent ne pas cramer Versailles, on donne à brouter à ces culottés de citoyens quelques images de piété, histoire qu'ils se dépêchent d'oublier de penser.
Ah tiens, ce serait pas con, Gaston, qu'on intronise une femme au PS. Mon cher monsieur, vous ne pensez pas si bien dire, j'ai en rayon la nouvelle Ségolie. Barbie ? Mais c'est fini. Ségolie, vous lui enfilez une grosse pile Wonder et elle vous tient tout un congrès. Et puis elle parle. Enfin, elle dit des choses intéressantes, pas comme Barbie. Position 1, la rebelle-puritaine : «Fanfan, fais les valises et dégage avec ta collection de Nioulouque». Position 2, la femme d'intérieur libérée : «Je pense donc j'essuie les verres au fond du café», tiré d'une chanson d'Edith-Piaffe-quand-Marcel-serre-les-dents. Position 3, la bigote chantante : «Je mets mon espoir dans le sondage, j'suis sûre d'sa mi sé ri co ordeuuuuu», sur l'air de «Je me mets mon espoir dans le seigneur, je suis sûr de sa pa ro oleuuuuuu». Position 4, l'illuminée-magicienne : «Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez», qui n'est d'ailleurs qu'une adaptation du standard de Jésus-crisse-des-pneus-quand-il-voit-Judas-sur-les-clous, pompé lui-même d'un show de la Soubiroutte, la slam-rockeuse pyrénéennes qu'on ne retrouva jamais, malgré d'héroïques recherches menées par la brimade de gendarmerie de Lourdes et quelques millions de généreux arrivés les bras chargés de béquilles.
Ah tiens, ce serait marrant, Armand, qu'on désigne un bobo. Ma chère Madame, vous visez dans le mille, je reçois à l'instant un arrivage des nouveaux Beber, ça remplace Ken. Vous le branchez sur le secteur, et il vous dégaze une odeur de cigarillos qu'on se croirait dans les chiottes du commissariat central de La Havane. Profitez-en, car à l'occasion de son lancement commercial, nous offrons les tenues : bleu de chauffe pour les négociations avec le courant «besoin de gauche», polo rose et mini Rolex pour le voyage dans le Poitou, costard à rayures et pompes blanches pour le conseil de quartier du Marais, string vert pour Paris-Plage, velours marron pour le marché bio du dimanche – qui sert aussi pour les cérémonies du souvenir rue de Solférino et les dîners aux chandelles avec Arnaud de Montebourg – pinces et casquette jaune pour l'inauguration des pistes cyclables et boules quiès pour la reception du DAL.
Ah ben tiens, René, et si on essayait un chauve, y z'en parlent sans arrêt à la radio. Oh ben oui, ça c'est bon, c'est fun, et pis ça fera concurrence au maire de Bordeaux-Supérieur. Vous tombez au poil mon p'tit père, car je n'arrive pas à écouler mon stock de Moscorak, un extra-terrestre lâchement abandonné par la famille Goldorak partie en ouacances à Ouachinkton. C'est la SPA, société protectrice des anciens ministres, qui l'a retrouvé attaché à un lavabo, sur un parquinge de la nationale 7. Il est top ce robot, vous le posez sur une terrasse de café et il met tout seul ses lunettes de soleil. Pour peu que vous ayez pris les options, il dit aussi «Viskiplise» ou «Martiniplise», voire même, si vous avez pris la version française, «Uncôtesiouplait». Ca va, ça va, que dit le René, vous avez déjà essayé de me fourguer Spiderman y'a vingt ans et j'ai dû embaucher dix aspirateurs précaires pour nettoyer les coins. Et pis vous me l'avez remplacé par Fabiusman, dont la télécommande déconnait à mort, on l'envoyait à gauche, il partait à droite, on l'expédiait à droite, il courrait à gauche, mon gamin en fait encore des cauchemars.
Ouh la la la la, j'ai une idée, là, qui me vient, Tintin. On pourrait remastériser Quinquin. Un nordiste de gauche qu'aime bien la bière, les socialistes ne résisteront pas. Martine au brie ? T'es sûr que ça se conserve. Et pis c'est pas très mode, ça. Non, mais c'est une ch'ti. Comme Dany Boon ? Ben oui. Oui, mais y'a Moscorak qui risque de piquer une colère sans se faire prendre et de s'allier avec Beber et Barbie et ça va doper leurs ventes. De quoi réveiller Fanfan la turlutte, dont les bons de commande sont au plus bas d'après ce que dit Goldorak venu errer à nouveau dans les latrines de la nationale 7.
Ah ben alors, Hector, on naka faire comme en face, prendre un petit. Un frustré, un qu'en a tellement marre de cirer ses pompes avec sa bite, et sa bite avec son nez, que sa vie est devenue une revanche. Ok, Hector, mais Michel Jobert est mort. Rocard aussi, à ce qu'on dit. Quant à Fanfan la turlutte, il est sur le départ, il a déjà acheté ses tongs et signé le bon d'achat pour 20 tonnes de sable. Viiiiingt tonnes ? Oui, il part répéter La traversée du désert dans les sous-sols de la mairie de Tulle.
Ah c'que c'est dur d'être moderne, que se disaient finalement Hector, Tintin, René, Armand et Gaston. C'est le lot de tous les grands précurseurs, que se rassurait l'un d'eux. Un autre se paya le culot d'une ultime proposition pour le poste de premier secrétaire. Et bé, on naka prendre un socialiste. Non mais t'es dingue, c'est complétement ring ton truc, tu veux qu'on se prenne des boulons, que dit Gaston, dans la gueule. Au prix qu'c'est ! Sans compter, que dit René, que ça court plus les rues chez nous, les socialistes. Ou alors, ajouta Hector, faukon débauche Bayrou, il est de gauche, lui, non. Et pis il a des grandes oreilles, comme Dany Boon, on va faire un carton.
HV
Nb : Après « Plouf-Plouf dans les urnes du PS », ne manquez pas la semaine prochaine la suite des aventures, « Plouf-Plouf dans les bégonias de Christian Clavier » : Plouf plouf, ce se ra toi qui se ra ra dié é é é de la po o o o li ceuuuu.